Préfabuleux
Des palaces pour le peuple
 
 
 
Au printemps, Dennis était très fier du jardin de son préfabriqué, au bout de Kimberley Avenue. D’ailleurs, c’était son métier jardinier. Un métier qu’il adorait mais qu’il avait dû abandonner pour des raisons de santé. En octobre dernier, le Council lui a dit que son préfabriqué allait être démoli et qu’il avait jusqu’à la fin du mois pour préparer son déménagement. En contrepartie, le Council lui offrait un nouveau logement social à proximité et une compensation financière.
   
Dennis a déménagé depuis 4 jours et il revient pour la première fois dans son préfabriqué, vide. Je suis étonnée de voir que les rideaux sont encore aux fenêtres. « Le Council nous donne une prime de £50 si on laisse les rideaux, c’est pour éviter les squatters », explique Dennis. Aujourd’hui, il est venu récupérer son courrier et surtout papoter avec ses voisins. Il est très content de sa nouvelle maison. « It’s lovely ». Mais on sent dans sa voix une pointe de nostalgie. En me montrant une dernière fois les pièces vides de son préfabriqué, il me raconte une histoire : « Un jour je gardais mon petit-fils Thomas. Il était turbulent. Alors je lui ai dit de monter dans sa chambre. Il a couru dans l’entrée, il s’est arrêté puis il est revenu dans le salon en disant : Mais, il n’y a pas d’escalier ici ! »
 
 
 1  2  3  4  5  6  7  8  9 10 11 12 13 14 15 16 17 18 19 20 21 22 23 24
 
contact :
e-mail :
  Elisabeth Blanchet
elisabethblanchet@hotmail.com
 

ReVue home - galeries - cartes blanches - blog - submisssion - contact
© ReVue 1996 - 2009