Préfabuleux
Des palaces pour le peuple
 
 
 
A Peckham, Dean brandit son drapeau irlandais. Ce jour-là, l’Irlande est encore en course pour la coupe du monde. Sarah, son amie, est visiblement de mauvaise humeur et ne veut pas se faire photographier. Elle vient d’attacher le bébé dans la voiture, elle se met au volant, allume le contact. Dean a juste le temps de se faire prendre en photo… Quelques semaines plus tard, je repasse pour déposer la photo. Je tombe sur le père de Sarah, qui est le propriétaire du préfabriqué. Il refuse de se faire photographier mais n’est pas contre un brin de conversation. Il a acheté son préfabriqué, pas vraiment parce qu’il aimait y vivre.
   
C’était surtout un investissement. Il attend encore quelques années avant de le revendre et d’en tirer un maximum. Ensuite, il ira habiter quelque part à la campagne. « Je ne resterai pas ici, je ne peux plus supporter le quartier, vous voyez ce que je veux dire… ». Non justement, je lui réponds que je ne vois pas du tout de quoi il veut parler. « Mais si, vous voyez, insiste-t-il, les gens de couleur, tout ça, il y a plein de voyous, de voleurs. On n’est pas en sécurité ». Quand je lui demande s’il a lui-même été victime d’une agression, il me répond que non…
 
 
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